C'est très subtil ce jeu avec les ombres projetées des personnages, comme celle d'un homme mystérieux dans la scène d'ouverture, scène redondante par ailleurs de l'eau qui coule... Mais c'est surtout le fait que le pivot de l'intrigue, celui qui déclenche la rupture dramatique, n'existe à l'image que par son ombre. On voit que le réalisateur est un féru d' Hitchcock. Personne ne peut passer outre les détails sensés nous guider à travers la lecture du héros : la présence de trois éponges à récurrer sur l' évier indique la latence d'un esprit maniaco-dépressif. Ce type là veut nettoyer une faute qu'il pense avoir commise et qui entache son subconscient. La lampe verte à abat jour est penchée en arrière plan, comme pour dénoter le coté oblique de la scène et le désordre mental de notre protagoniste. Mais la clef de la scène se situe sur la table, signalé justement par la présence d'un trousseau : ce qui ressemble à un bouchon en plastique de bouteille de vin de table est là, a côté d'une bouteille vide, pour nous suggérer que le personnage a tout simplement des tendances alcooliques. Vraiment très beau. J'ai pleuré tout le long. Candy Cane, décembre 2004

C'est le début de la gloire, les enfants !